C’est une maladie sans doute très commune
Qui pourrit la vie et joue l’importune
Elle arrive un jour, souvent un matin
Nous rend notre humour alors tout va bien
Puis, petit à petit, presque imperceptible
Elle s’intensifie, nous fait indestructible
Plus rien ne compte alors que notre perception
Amis et famille deviennent tous des cons
Tous ceux qu’on aimait n’ont plus d’importance
Violent, insatisfait, on vit d’arrogance
Nos valeurs d’avant pourtant bien ancrées
Ne sont que du vent, entièrement révisées
On brise toutes les règles de moralité
On en viendrait même à se mettre en danger
Puis, avec le temps, sans savoir pourquoi
On rentre nos dents, c’est le désarroi
On fait face alors à un pire combat
Admettre les erreurs, constater les dégâts
Sans force mentale, complètement esseulé
Il nous reste seulement les yeux pour pleurer
Gêné de nos actes et de nos paroles
Rien n’est plus intact alors on s’isole
On a tout détruit et on ne comprend pas
Cette personne passée qui n’était pas soi
Amis et famille pourront-ils pardonner
Notre vile infamie, la douleur infligée
Avec la bienveillance de ceux qui pardonnent
Lentement on redevient notre vraie personne
On veut se soigner mais on sait déjà
Que ça ne tiendra que jusqu’à la prochaine fois
C’est une maladie sans doute très commune
Qui pourrit la vie et joue l’importune…